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JEAN
AUGUSTIN ERNOUF
1753
- 1827
bekannter französicher General der Revolution
und von Napoleon I
Famous French general of the revolution and of
Napoleon I
Er war bis 1810 Generalkapitän und Napoleons
Gouverneur in Guadeloupe.
Ernouf reçut une éducation distinguée
et embrassa avec ardeur la carrière des armes. Jean Ernouf s’engage
comme simple soldat dans l’armée révolutionnaire au début
de la Révolution française qui, ayant aboli les privilèges,
lui permet de monter très rapidement en grade.
Affecté, en qualité de lieutenant
d’infanterie, au 1er bataillon de volontaires de l’Orne, le 24 septembre
1791, capitaine le 22 mars 1792, et le 5 mai 1793 aide-de-camp du général
Barthel à l'armée du Nord, il obtint le 30 juillet suivant
le grade d'adjudant-général chef de bataillon, après
les affaires de Rosbruge et d'Ost-Cassel, dans la Flandre maritime.
Nommé parles Représentants du peuple
commandant du camp de Cassel, le 16 septembre de la même année,
pendant qu'il était occupé à fortifier ce poste important,
le duc d'York mettait le siège devant Dunkerque et bloquait la ville
de Bergues, alors dépourvue de garnison. Ernouf parvint à
jeter un millier d'hommes dans la place, rejoignit Houchard, qui marchait
au secours de Dunkerque, instruisit ce général de la force
et de la direction de l'ennemi, puis, se mettant à la tête
d'une colonne, il fit lever le camp britannique qui cernait Bergues. Le
pouvoir exécutif, appréciant la part qu'Ernouf avait prise
au succès, l'éleva, le 21 septembre 1793, au grade de général
de brigade, et le nomma, le 30 du même mois, chef d'état-major
de l'armée du Nord.
Ce fut encore par ses conseils que le général
en chef, Jourdan, ayant trouvé le prince de Cobourg par derrière
le bois de Wattignies, le contraignit à repasser la Sambre et à
lever le siège de Maubeuge : ce service important lui valut sa promotion
au grade de général de division, le 23 frimaire an II pour
ses faits d’armes à la bataille d’Hondschoote. Mais Jourdan, demeuré
dans l'inactivité, par suite du mauvais état des chemins,
fut rappelé par le Comité de salut public, et Ernouf partagea
la disgrâce de son général.
Il est suspendu pour motif d’incivisme en 1793
mais réintégré l’année suivante avec la fin
de la Terreur. Il est nommé chef d’état-major de l’armée
de la Moselle puis de l’armée de Sambre-et-Meuse, par ordre des
représentants Gilet et Guyton, du 16 messidor an II.
L'envahissement de Charleroi, le passage de la
Sambre, et la victoire de la bataille de Fleurus, furent dus en partie
au général Ernouf. Dans ces différentes circonstances,
il seconda parfaitement le général en chef Jourdan, et pendant
la retraite de l'armée de Sambre-et-Meuse il sauva le parc d'artillerie
qui avait pris une fausse direction. Nommé, le 26 fructidor an V,
directeur du dépôt de la guerre, auquel on réunit le
cabinet topographique et historique, presque alors attaché au Directoire,
il fit, à la même époque, partie du comité militaire,
chargé de tracer la nouvelle ligne de défense des frontières
du Rhin à la Meuse. Il quitta la direction du dépôt,
le 22 vendémiaire an VII, pour aller occuper les fonctions de chef
d'état-major à l'armée du Danube, qu'il commanda au
départ du général en chef, et dont il dirigea la retraite
vers la Kintzing, où il prit position jusqu'à l'arrivée
de Masséna. Alors envoyé à l'armée des Alpes
pour opérer son incorporation dans l'armée d'Italie, il devint
inspecteur des troupes d'infanterie dans cette contrée, fut en la
même qualité employé dans l'Ouest, au commencement
de l'an VIII, puis, après le traité de Lunéville,
il alla au même titre à Turin, à Gênes, à
Milan et à Naples, et revint à Paris, le 17 ventôse
an XI. Légionnaire, le 15 pluviôse an XII, grand officier
de l'Ordre le 25 prairial suivant, le premier Consul le nomma, vers cette
époque, capitaine général de la Guadeloupe et des
Îles sous le Vent.
La plus affreuse anarchie régnait alors
dans cette colonie ; les nègres marrons y commettaient de nombreux
assassinats, et les hommes de couleur, en insurrection permanente contre
les blancs, les chassaient de leurs propriétés ; cette situation
se compliqua par la rupture du traité d'Amiens, qui appela de nouveau
la guerre dans ces contrées. En 1804, il est fait grand-officier
de la Légion d'honneur.
En moins d'une année, le général
Ernouf rétablit l'ordre, remit l'agriculture en vigueur, et releva
les batteries des côtes ; mais si son administration fut sage et
habile, il ne put échapper à l'accusation d'avoir commis
quelques dilapidations.
Quelque temps après, il se rendit maître
de l'île suédoise de Saint-Barthélemy, où les
rebelles de Saint-Domingue faisaient commerce, et, de 1809, de nombreux
corsaires sortirent des ports de la colonie. La totalité des navires
pris sur l'ennemi s'éleva à 134, et le produit de leur vente
à 80 millions. La guerre avec l'Espagne et la prise de la Martinique
fut un signal de mort pour la Guadeloupe ; bloquée de tous côtés
par les forces maritimes des Britanniques, elle vit tomber successivement
en leur pouvoir les petites îles de sa dépendance et se trouva
bientôt réduite à la plus affreuse misère. La
majeure partie des troupes avaient péri, et les habitants désespérés
parlaient chaque jour de se rendre; dans ces circonstances, 11 000 hommes
de troupes britanniques, commandés par le général
Becwith, opérèrent une descente sur les côtes de la
Capestère, et attaquèrent le général Ernouf
par trois côtés à la fois ; celui-ci battit l'ennemi
sur deux points, mais ayant perdu la moitié de son monde, il fut
contraint de signer, le 6 février 1810, une capitulation, par suite
de laquelle lui et ses compagnons furent conduits en Grande-Bretagne.
Atteint d'une maladie déclarée mortelle,
il obtint l'autorisation de rentrer en France, après un échange
de prisonniers entre Britanniques et Français, débarqua le
27 avril 1811 à Morlaix, et obtint son échange quelques mois
après. Napoléon Ier, irrité de la perte de la Guadeloupe,
avait rendu, le 18 juillet 1811, un décret prononçant la
mise en accusation du général Ernouf comme accusé
d'abus de pouvoir, de concussion et de trahison. Le résultat de
la commission d'enquête, présidée par le maréchal
Moncey, fut envoyé au comte Regnault-Saint-Jean-d'Angely, procureur
général de la haute Cour impériale qui, aux termes
de la constitution, avait le droit exclusif de juger les capitaines généraux
; mais les conclusions du procureur général furent, que la
haute Cour n'était pas suffisamment organisée pour entamer
une procédure. On renvoya donc l'affaire devant la Cour de cassation
pour assigner une juridiction au général, et le ministère
public conclut à son renvoi devant le tribunal de première
instance. Cette nouvelle procédure n'eut aucune suite, et cette
affaire, qui retint vingt-trois mois le général Ernouf en
captivité, eut pour premier résultat son exil à cinquante
lieues de la capitale, sans pouvoir obtenir qu'un conseil de guerre prononçât
sur son sort.
À la Restauration, Louis XVIII, à
son retour en France, rendit une ordonnance, où il était
dit qu'en considération des difficultés immenses qu'on éprouvait
à recueillir les témoignages, et en raison surtout des services
rendus par le général Ernouf à sa patrie, la procédure
dirigée contre lui serait annulée. Louis XVIII suspend la
procédure à son encontre et obtient son ralliement aux Bourbons.
Créé chevalier de Saint-Louis, le
20 août de la même année, et nommé inspecteur
général d'infanterie, le 3 janvier 1815, il se rendit en
cette qualité à Marseille. En mars 1815, il reçoit
un commandement dans le 1er corps d’armée du duc d'Angoulême.
Il se trouvait à Marseille lors du débarquement
de Napoléon à Cannes. Une défection d'une partie de
ses troupes et la nouvelle de la capitulation du duc d'Angoulême
à La Palud l'obligèrent, le 11 avril, à les licencier.
Il revint alors à Marseille, où les dispositions prises par
le maréchal Masséna, en faveur de la cause impériale,
le déterminèrent à se rendre à Paris. Destitué
par un décret impérial du 15 avril 1815. Il est révoqué
pendant les Cent-Jours pour avoir tenté de s’opposer au retour au
pouvoir de Napoléon. Il vit mettre le séquestre sur son hôtel
à Paris et les scellés sur ses papiers; mais au retour des
Bourbons une ordonnance le rétablit dans ses droits et dans ses
propriétés.
Louis XVIII lui accorda, le 3 mai 1816, le titre
de baron avec la croix de commandeur de l'ordre de Saint-Louis, et lui
conféra, le 11 novembre de la même année, le commandement
de la 3e division militaire (Metz), dont le territoire était presque
entièrement occupé par les troupes alliées, et où
il sut par ses efforts entretenir la bonne harmonie entre les habitants
et les soldats étrangers.
Vers la même époque il accompagna
le duc d'Angoulême lors de la reprise de Thionville par les troupes
françaises. Il avait été envoyé à la
Chambre des députés par le département de l'Orne,
en 1815. Élu par le département de la Moselle, en 1816, il
obtint en 1818 l'autorisation de venir siéger à la Chambre
des députés, et quitta le commandement de la 3e division
lors de son admission à la retraite, le 22 juillet 1818. Il est
mort à Paris, le 12 septembre 1827.
On a donné son nom à une caserne
de sa ville natale.
handschriftlicher Brief von 1794 (2 Seiten) im
Format 19.5 x 30 (sehr selten)
handwritten letter from 1794 (2 Pages) (7.8 x
12) (very rare)
Price in Euro 360.--
Fotoporträt ist nicht Bestandteil des Verkaufs. |